7 drapeaux différents flottent sur les Spratleys, qui se dispersent sur plus de 200 000 kilomètres carrés au milieu de la mer de Chine méridionale (voir plan ci-dessous et carte en première partie). Les agences paramilitaires de la République Populaire de Chine (RPC) multiplient les patrouilles pour expulser les pêcheurs du Sud-Est asiatique et protéger les bateaux de pêche chinois. De nouvelles provocations de la RPC ont été décelées en 2014 : la construction sur les sept récifs qu’elle contrôle de sept îles artificielles sur 8 km² : Subi, Gaven, Hughes, Mischief, Johnson, Fiery Cross et Cuarterori. Elle y a construit à un rythme rapide des pistes d’atterrissage, des ports, des garnisons et y dispose de l’équipement militaire.

Source – wikipédia

Fiery Cross Reef fait partie de l’archipel disputé de Spratleys revendiqué notamment par la Chine, le Vietnam et les Philippines. Autrefois petit atoll de corail, la Chine a commencé à construire sur le récif en 2015 – le transformant en une île 10 fois plus grande que celle d’origine et qui s’étend désormais sur plus de 2 km².

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La Chine en a pris possession pour la première fois en 1988. C’est par le biais de ce récif, que la Chine a effectué son retour dans les Spratleys en 1987. Puis elle a pris d’autres positions de l’archipel au cours des années suivantes. C’est en s’appuyant sur une décision de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO, un organisme favorisant la coopération pour l’étude des océans, que la Chine a pu installer un poste d’observation. Depuis 2014, les Chinois se sont mis à pomper de la matière dans les eaux environnantes grâce à des bateaux «dragueurs», pour l’injecter au-dessus du récif. On entre ainsi dans un processus de « poldérisation ». A la fin de l’année 2014, il y avait environ 200 soldats chinois sur le récif.

L’objectif des Chinois est de transformer le récif en île, d’en faire une terre émergée à marée haute et d’y installer des infrastructures portuaires. Le récif devient une île chinoise qui lui offre l’avantage de revendiquer une ZEE et qui lui permet d’installer une base militaire. Avec des installations militaires comprenant des lanceurs de missiles et une piste, le groupe de réflexion basé à Washington, le Center for Strategic and International Studies, l’appelle la base artificielle la plus avancée de Pékin en mer de Chine méridionale.

Informés par les images satellites de l’archipel transmises par l’Asia Maritime Transparency Initiative, les autres pays impliqués se sont insurgés ainsi que les USA. Le 9 avril 2015, par la voix du porte- parole de son ministère des Affaires étrangères, Pékin a justifié ses actions en arguant qu’il ne s’agissait que de simples aménagements visant à la recherche et au sauvetage ainsi qu’à la météorologie marine pour le bien des pêcheurs chinois et des pays voisins (le Vietnam fait de même sur l’île Spratley mais avec une moindre ampleur)

D’après les images satellitaires, Fiery Cross abrite désormais un port capable d’accueillir des pétroliers-ravitailleurs et des bâtiments de guerre, une base aérienne (piste de 3110 mètres), un héliport ainsi que de nombreux dispositifs de communication et de défense. « Avec cette piste, la Chine se retrouve ainsi «en capacité de déployer des avions de patrouille maritime de manière bien plus significative, ce qui donnera aux décideurs chinois une meilleure connaissance de la situation des eaux et éléments terrestres contestés à travers la mer de Chine du Sud » 

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