Utilisation de L’Ordi en classe : L’organisation du rail en cartes
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Utilisation de L’Ordi en classe : L’organisation du rail en cartes

Bruno Modica
mardi 28 octobre 2014

Un débat récent à propos de la question des usages du numérique, et de leur pilotage dans l’éducation nationale,
Censure ou autocensure - Peut-on discuter (contester ?) la gestion du numérique par l’éducation nationale ? http://www.clionautes.org/spip.php?article3308#.VE9AshY69rY
me conduit à faire la démonstration que les critiques sur l’utilisation du numérique ne signifient pas pour autant qu’il faille renoncer à l’utiliser. Mais ce n’est pas facile et parfois impossible. Nous le démontrons ci-dessous.

  • En Languedoc-Roussillon, pour l’académie de Montpellier, la région, collectivité en charge des lycées, distribue depuis quatre ans à tous les élèves de seconde (21788) un ordinateur portable.

    Parallèlement à cette distribution, un réseau de bornes wi-fi a été déployé. Clairement sous dimensionné pour des usages généralisés, ce réseau de bornes, géré par la direction académique des systèmes d’information, souffre de nombreuses insuffisances. La première, la plus déterminante, est celle de l’impossibilité de se connecter à tout site périphérique, en dehors de l’espace numérique de travail. http://www.environnementnumeriquedetravail.fr

Quelles sont les conséquences d’un tel blocage ?

J’ai souhaité en faire la démonstration concrète, en montrant qu’un exercice tout simple, à faire en classe, de localisation sur le territoire national, permettant de montrer l’organisation du territoire, est tout simplement impossible à faire avec le dispositif de blocage actuellement existant.

Autant dire que les dépenses publiques consenties pour cet équipement informatique ont été réalisées en pure perte.

Il ne suffit pas de « râler », pour ensuite renoncer, ou trouver des solutions alternatives, « tout seul dans son coin ». Il faut clairement insister, montrer et démontrer, alerter voire dénoncer, pour que le train,– c’est le cas de le dire – puisse avancer.

C’est le but de cette séquence.

À partir de ce lien sur le site veille Carto 2.0

http://veillecarto2-0.fr/veille-2/webmapping/la-bataille-du-rail-numerique-osm-tchoutchou-vs-sncf-maps/

Nous pouvons accéder à trois liens vers des opérateurs de la géolocalisation en temps réel des trains en circulation sur le réseau ferroviaire en France.

Nous pouvons en extraire ces trois cartes

À laquelle nous rajouterons celle du réseau TGV à partir du site de la SNCF.

Sur cette première carte, comme sur les deux autres, nous pouvons observer la centralisation du réseau ferroviaire autour de Paris. Les zones enclavées du territoire français, sur lesquelles les lignes secondaires ont succombé à la concurrence de la route, sont très clairement visibles.

De la même façon, avec la carte de la SNCF, la troisième qui indique d’un simple clic sur le train la gare et l’heure de destination, surtout si on la compare à la carte du réseau TGV, il est tout à fait possible de susciter une réflexion sur l’effet des lignes à grande vitesse dans l’aménagement du territoire.

On peut constater le décalage qui peut exister en matière d’utilisation du temps pour le réseau Intercités qui demande plus de six heures pour relier Cahors à Paris Austerlitz et bien entendu les liaisons TGV, permettant de relier en moins de quatre heures deux métropoles sur le territoire national.

Ce qui peut sembler évident et qui ne constitue pas en soi une révélation, peut servir de catalyseur à une réflexion sur la dynamique des espaces productifs.

Quel est le rôle du transport dans cette dynamique ?
L’utilisation du réseau ferroviaire peut-il en l’état constituer une alternative au réseau routier ?
Par ailleurs, et toujours si on compare avec une autre carte


http://frasaillard.free.fr/croquis/croquis_dyn_espace_prod.jpg

On peut évidemment montrer les inégalités du territoire et comment ces inégalités sont à la fois renforcées, tout en étant la conséquence de l’organisation des réseaux de transport.

Mais évidemment cette séquence qui n’a rien d’exceptionnel, est facile à réaliser et à mettre en œuvre mais en l’état impossible dans une classe de lycée dans une région où l’on a consacré prés de 60 millions d’euros depuis quatre ans à doter les élèves d’un outil informatique et d’un espace numérique de travail académique.

Par Bruno Modica

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