Clio-Carto https://clio-carto.clionautes.org Penser le monde en cartes Sat, 04 Jul 2020 08:23:33 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.4.2 L’écoumène touristique du monde (Première, thème 3) https://clio-carto.clionautes.org/lecoumene-touristique-du-monde-premiere-theme-3.html https://clio-carto.clionautes.org/lecoumene-touristique-du-monde-premiere-theme-3.html#respond Thu, 25 Jun 2020 14:20:15 +0000 https://clio-carto.clionautes.org/?p=2073 Dans le cadre du nouveau programme de Seconde, le tourisme international est étudié sous l’angle des mobilités touristiques internationales (thème 3). Afin d’illustrer ce thème, j’ai conçu une carte abordant la question de l’écoumène touristique du monde.  On observe aujourd’hui « une conquête du Monde par le tourisme ne laissant aucun espace ou presque à l’écart du mouvement et d’autre part, une densification des espaces anciennement touristiques sous l’effet de nouvelles pratiques ou de nouvelles manières de conduire son projet touristique » (1).

1 – Les objectifs

L’objectif est double ;  d’abord montrer que le tourisme est le produit mais aussi un vecteur de la mondialisation ; il s’agit pour certains chercheurs d’une troisième révolution touristique après le Grand Tour (2) et le tourisme né avec la Révolution industrielle au XIXème (tourisme balnéaire, tourisme de montagne, tourisme thermal…) ; montrer ensuite que le tourisme de masse pourvu de foyers émetteurs et de foyers attractifs, génère aujourd’hui des fragilités non seulement parce qu’il est toujours dépendant des conditions économico-politiques (guerre civile, terrorisme…), des risques de pandémie (voir les conséquences du coronavirus), de nouveaux dangers comme le dérèglement climatique, mais aussi des désastres qu’il engendre lui-même (lieux exceptionnels menacés par le nombre de touristes donnant naissance à une tourismophobie inévitable comme la montré dernièrement les exemples de Barcelone ou de Venise).

2 – Les choix

Aussi comme lors de la création de toute carte, il a fallu faire des choix : préserver la lisibilité du croquis d’un côté, la complexité de l’univers touristique de l’autre. Equilibre difficile atteindre pour les cartographes.

La première partie de la légende est centrée sur le développement du tourisme de masse avec d’un côté une croissance de la fréquentation mondiale (l’année 2020 devrait infirmer cette croissance constante avec les retombées de la pandémie) et de l’autre un recensement des principaux bassins touristiques classés en fonction des principales pratiques (tourisme balnéaire, tourisme de croisière, tourisme culturel, tourisme de montagne…) ; certaines nouvelles formes n’ont pas été cartographiées dans un soucis de lisibilité (tourisme gourmand, œnotourisme, tourisme sportif, parcs à thème…)

La deuxième partie est centrée sur les acteurs ; là aussi des choix ont été nécessaires : les Etats, les grandes entreprises de tourisme et les hubs portuaires ont été privilégiés. Enfin dans une dernière partie, les différentes fragilités de l’univers touristique ont été abordées.

Quant aux différentes sources utilisées, nous avons relevé les principales à la fin de la légende.

 

 

 

(1) – Duhamel Philippe, « Chapitre 4. L’écoumène touristique du Monde », dans : , Géographie du tourisme et des loisirs. Dynamiques, acteurs, territoires, Paris, Armand Colin, « U », 2018, p. 133-169.

(2) – un voyage d’éducation et de divertissement de la jeune aristocratie européenne, entre le 16ème et le 19ème siècle, centrée sur la visite de l’Europe en général et de l’Italie en particulier. Grand Tour a donné le mot « tourist » (en anglais) puis tourisme à la fin du XVIIIème.

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La carte (en pdf à télécharger en bas de page)

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  • Un entraînement à l’épreuve de transposition d’un texte en croquis.
  • Un atelier en vidéo pour que l’élève puisse réaliser lui-même son croquis en version numérique.

L’atelier peut bien évidemment servir à un collègue qui souhaiterait apprendre la cartographie numérique. Auquel cas, il faut également qu’il consulte les tutoriels 1 à 4 disponibles sur la chaîne YouTube© des Clionautes. 

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Tutoriel pour réaliser un schéma d’une aire urbaine: tutoriel 2-Inkscape-Réaliser le schéma d’une aire urbaine (1/2).
Tutoriel pour réaliser la légende du schéma d’une aire urbaine: tutoriel 3-Inkscape-Réaliser le schéma d’une aitre urbaine (2/2). 
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Un petit aperçu de ce que le logiciel est capable de faire 
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La Silicon Valley, espace productif et puissance multiple (à copier) https://clio-carto.clionautes.org/la-silicon-valley-espace-productif-et-puissance-multiple.html https://clio-carto.clionautes.org/la-silicon-valley-espace-productif-et-puissance-multiple.html#respond Sat, 18 Jan 2020 11:25:54 +0000 https://clio-carto.clionautes.org/?p=1592 La Silicon Valley, espace productif et puissance multiple

               Si la Silicon Valley est un des symboles emblématiques de la puissance des Etats-Unis, elle le doit à son potentiel humain pour une part issu de l’immigration, à son territoire, à son degré d’ouverture sur le monde, à son réseau qui a su profiter de l’aide de l’Etat fédéral, des universités et de l’armée américaine. Elle le doit aussi aux images qu’elle a su véhiculer.

  • La Silicon Valley est d’abord une histoire d’hommes et de réseaux : des capitaines d’industrie comme Lelan Stanford, des visionnaires comme Frederick Terman ou Steve Jobs, des ingénieurs comme William Shockley ou Robert Noyce, des hackers, parfois « savants fous » comme John McCarty ou Steve Wozniak, des gourous, puissants dirigeants d’entreprises technologiques qui veulent changer le monde comme Peter Thiel ou Larry Page (1). Ces hommes ont souvent bénéficié de subsides publics et militaires ; par exemple en 1958, le Président Eisenhower crée l’ARPA (Advanced Research Projects Agency) qui finance la recherche de nouvelles technologies (ordinateurs, satellites…) susceptibles de contribuer à la défense nationale. « Au cours des années 1960, les contrats publics de défense ont mis sur orbite les entreprises de la Silicon Valley. (…) Amazon vend un nuage sécurisé à plus de 600 agences gouvernementales et a conclu un contrat de 600 millions de dollars avec la CIA (2).
Les inventeurs du transistor en 1948 (dessin d’après une photo)
  • La Silicon Valley est un territoire de l’innovation symbole du soft power américain. La région de la baie de San Francisco est un territoire qui entremêle des métropoles comme San José, San Francisco ou Oakland, des universités comme Stanford, des parcs technologiques, des avenues comme la Sand Hill Road, surnommée le couloir des capital-risqueurs mais surtout un vaste espace urbanisé composé d’espaces de bureaux, de lotissements résidentiels, de maisons individuelles ; un paysage d’edge cities et d’edgeless cities largement ségréguées et transpercées d’autoroutes congestionnées aux heures de pointe.

 

 

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  • Résumé ainsi, rien de très difficile à cartographier surtout avec l’appui des images satellitaires aujourd’hui disponibles (Carroué L. 2019, https://geoimage.cnes.fr/fr/californie-la-silicon-valley-un-pole-mondial-et-etasunien-de-linnovation). Pourtant c’est oublier deux aspects essentiels : l’importance de la Silicon Valley comme territoire d’innovation qui déborde largement son espace géographique et irrigue très largement les espaces environnants et très lointains (la Siliconisation du monde, voir bibliographie) ; la Silicon Valley n’est pas un territoire comme les autres mais une image voire un symbole du rêve américain qui contribue largement à son statut de puissance.
  • Voilà pourquoi on cartographie la Silicon Valley dans sa dimension locale, nationale et mondiale. Graphiquement la Silicon Valley irrigue le monde de ses atouts. Cependant, on ne peut négliger ses limites comme le montre le grand nombre de rapports produits par différentes associations et organismes californiens, rapports touchant à la préservation de l’environnement, au développement des énergies douces et au transport doux (voir bibliographie).

Comment cartographier la puissance d’une région ? De quelle puissance parle t-on ? Quels sont les critères qui définissent cette puissance et qui parfois la limitent ?

  • La baie conjugue des facteurs de puissance traditionnels et d’autres qui lui sont propres :

– Un territoire ouvert sur le monde grâce à une interface maritime qui relie la région à l’Asie et attire une population asiatique de plus en plus nombreuse (surtout chinoise et indienne), de plus en plus diplômée ou en voie de l’être dans les grandes universités californiennes.

Des métropoles, véritables villes-monde puisqu’elles concentrent et canalisent une forte richesse, des flux de toutes sortes, des emplois, de la créativité et de nombreuses opportunités entrepreneuriales. En richesse cumulée, le duo San Francisco – San José génère un PIB de près de 500 milliards de $ soit le 5ème rang aux USA. La région abrite la 3ème plus grande concentration d’entreprises Fortune 500 des Etats-Unis après les régions métropolitaines de New York et de Chicago qui ont toutes les deux une population plus nombreuse que la région de la Baie. D’autre part 4 des 10 plus grandes sociétés mondiales par capitalisation boursière (Apple, Alphabet, Facebook et Wells Fargo) ont leur siège dans la baie (les 3 premières sont des entreprises technologiques). De plus, la région dispose de plusieurs aéroports internationaux (San Francisco, San José, Oakland) qui génèrent un trafic de plus de 76 millions de passagers en 2016 (https://airportscouncil.org/content/airport-traffic-reports ). Ces métropoles sont entourées d’une multitude de petites villes qui n’ont cessé de se développer au cours des 60 dernières années au détriment des espaces agricoles mais aussi des espaces naturels aujourd’hui défendus par des associations environnementales ; aussi il nous a semblé intéressant de dessiner des cartes illustrant ce phénomène (voir ci-dessous la Silicon Valley en 1960 et aujourd’hui)

– Une population qualifiée, très diplômée et à haut niveau de rémunération : le revenu moyen dans la Baie est de 79 300 $ par an contre 42 000 aux Etats-Unis (Agence d’Urbanisme de Caen Normandie Métropole, juin 2013, Silicon Valley, territoire créatif, Qu’en savons-nous ? N°57, 4 p.). Cet atout qui fait de la Baie une région riche peut aussi se transformer en limite comme nous le verrons plus loin.

Université de Stanford (dessin à partir d’une photographie)

Des universités prestigieuses (http://www.shanghairanking.com/fr/) qui ont contribué et qui contribuent toujours au développement de la Silicon Valley. Au premier chef l’Université de Stanford, véritable épicentre du développement des industries high tech : depuis les années 1930 , près de 40 000 entreprises ont été fondées par des « Stanfordistes » et leurs professeurs générant environ 5,4 millions d’emplois dans la région ((chiffres cités par un rapport de l’Université de Stanford datant de 2012)). Stanford « est un véritable vivier de génies (…) évoluant dans un environnement ultra-privilégié, entourés des meilleurs professeurs, sous le regard constant des grandes entreprises et investisseurs de la région, poussant toujours plus loin les limites de la technologie et croyant fermement en son pouvoir de transformation « Change the world » disent-ils » (Fabien Benoit, 2019).

Des atouts paysagers et touristiques. Au-delà de l’emblématique et délicieuse San Francisco, du littoral et des parcs nationaux comme le Yosemite Park qui attirent une population touristique nombreuse, le paysage suburbain de la Silicon Valley est très ordinaire : « Dubaï érige d’immenses gratte-ciel les uns après les autres. (…) L’Empire romain ou l’Empire britannique nous ont légué un nombre incalculable de monuments pour célébrer leur triomphe. La Silicon Valley, en revanche ne dispose d’aucun bâtiment de ce type, d’aucun repère, rien qui puisse la distinguer de n’importe quelle ville américaine. Une visite des lieux historiques de la Silicon Valley se résume à une tournée de garages et de bureaux. La Silicon Valley, c’est l’intérieur et non l’extérieur. (…) La grandeur de la Silicon Valley se définit par les produits qu ‘elle a créés, dans des bureaux ou des laboratoires à l’abri du regard du public (Fabien Benoit, 2019).

Des lois qui favorisent le développement de la puissance : En 1980, le Stevenson Wydler Technology Innovation Act facilitait le transfert de technologie des laboratoires de recherche vers l’industrie. En 1982, le Small Business Innovation Development Act permettait aux agences fédérales de subventionner des recherches dans les PME. Deux ans plus tard, le National Cooperative Research Act soutenait le regroupement d’entreprises en matière de recherche. On pourrait ajouter à cet éventail de lois, le rôle de l’Etat fédéral dans le transfert des technologies de communication militaire vers l’espace civil (d’Arpanet à Internet) et l’augmentation des quotas de visas H1B réservés aux émigrants qualifiés principalement dans les secteurs technologiques et scientifiques. Les lois apparaissent sur la carte à partir du partenariat soutenu entre l’Etat fédéral et la Silicon Valley.

Un écosystème d’innovation ouvert sur le monde qui repose sur des réseaux personnels et des lieux de rencontre (voir schéma ci-dessous). C’est dans les années 1950 que « la Silicon Valley a peaufiné son modèle de valorisation de l’innovation technologique, pour le pérenniser et lui permettre de prouver sa pertinence lors des différents cycles d’innovation qui se sont succédé depuis lors. Nulle part ailleurs n’existe une telle symbiose entre le milieu académique (Stanford, Berkeley, l’université de San Francisco ou de San José), le milieu financier (près de la moitié des entreprises de capital-risque américaines sont installées dans la région), le tissu industriel de haute technologie et leurs services associés (juridiques, experts en propriété intellectuelle, etc.). Cette symbiose vient du fait que non seulement les différents acteurs de ces sphères communiquent étroitement, mais, surtout, ils n’hésitent pas à passer de l’un à l’autre : le professeur d’université peut devenir patron technologique d’une start-up, l’avocat spécialisé en technologie peut aller enseigner à Stanford, tout comme l’entrepreneur qui a déjà réussi peut faire profiter les étudiants de son expérience. » (Michel Ktitareff, 2010).

Cet écosystème d’innovations drainé par une multitude de réseaux est difficile à quantifier et donc à cartographier de manière lisible, d’où l’idée d’un entrelacement de lignes jaune or.

Ces différents atouts expliquent l’extraordinaire capacité d’accueil de la région et le fort rayonnement qu’elle exerce à l’extérieur (la diffusion d’un modèle, figure 1) : la Silicon Valley est un haut-lieu de l’ancrage géographique de la capacité d’influence mondiale ou globale des Etats-Unis d’Amérique. Pourtant la région n’échappe pas à un certain nombre de limites, des risques multiples et redoutables. Cartographier des limites nécessite des choix ; la dernière partie de la légende leur est consacrée : des risques naturels (séisme et inondations) et une ségrégation socio-spatiale à travers la « Jungle » de San José.

San Francisco, en attendant le Big One : « La faille de San Andréas, la plus importante et la plus active, fait peser sur la Silicon Valley une très forte menace comme le rappel le terrible tremblement de terre qui ravagea, en particulier du fait des incendies qu’il provoqua, San Francisco en avril 1906. Selon certains experts, la probabilité d’un séisme majeur, le fameux Big One, serait de 75 % dans les décennies à venir. Cet aléa naturel se traduit par de fortes contraintes en terme d’aménagement, d’urbanisme, d’architecture et de gestion des risques. Par rapport aux autres espaces urbains métropolitains des Etats-Unis, on est frappé par la faible altitude générale des bâtiments et l’absence de véritable Centre Business District (CBD) avec ses très hautes tours. «  (Laurent Carroué, 2019, https://geoimage.cnes.fr/fr/californie-la-silicon-valley-un-pole-mondial-et-etasunien-de-linnovation )

De nombreuses études scientifiques montrent la vulnérabilité du littoral de la baie de San Francisco. Des chercheurs de l’Université de Berkeley et de l’Université d’Arizona ont cartographié grâce à l’aide d’un radar sophistiqué, les zones littorales et ont conclu qu’une partie du rivage de la baie s’enfonçait de 2 millimètres par an parce qu’il était construit sur de la boue qui se compacte avec le temps ; d’autre part des zones importantes construites sur un remblai qui n’a pas été compacté de façon dense (sable, gravier, déchets…) comme par exemple l’aéroport de San Francisco ou une partie de la ville de Foster, s’enfoncent d’un centimètre chaque année.

       Une partie de la communauté régionale n’est pas prête à entendre cela malgré une prise de conscience déjà ancienne ((un marégraphe installée depuis 1850 à proximité du Golden Gate Bridge mesure le niveau des eaux qui ont monté d’une vingtaine de centimètres depuis cette date)) et la menace d’un nouveau tremblement de terre. «  Jusqu’à présent, les planificateurs et les scientifiques n’ont fait que modéliser l’ampleur des inondations que l’on peut attendre de la montée du niveau de la mer. Ils n’ont pas pensé qu’à mesure que l’océan s’élève, une partie des terres autour du rivage de la baie s’effondre à un rythme semblable, ou plus rapide. » (Paul Rogers, 7 mars 2018, L’OFS, la ville de Foster City et d’autres zones riveraines de la baie SF s’enfoncent et risquent de subir de graves inondations, Mercury News).

Une ségrégation socio-spatiale et socio-ethnique. Avec l’inflation des prix de l’immobilier, il est difficile de se loger dans la baie d’où une urbanisation galopante et des déplacements routiers de plus en plus contraignants pour ceux qui n’ont pas les moyens de se loger. Cette richesse ne doit pas dissimuler les foyers de pauvreté présents dans la Baie. A San José par exemple, un gigantesque camp de sans-abri (28 hectares) surnommé « la Jungle » a été démantelé en 2014 : la pauvreté qui doit rester invisible, touche la communauté noire concentrée dans quelques ghettos pauvres comme à East Palo Alto et sous-représentée dans la Baie (2,4 % dans le Comté de Santa-Clara contre 12,7 % aux USA). L‘Atlas statistique publié par Census US (https://statisticalatlas.com/metro-area/California/Los-Angeles/Overview ) montre que les comtés ayant les revenus les plus importants (San Mateo, Marin) sont surtout habités par les populations blanches (white) et asiatiques. En revanche les régions à forte population noire et hispanique ont des revenus beaucoup plus faibles.

Conclusion

La Silicon Valley est un territoire d’une importance capitale pour les Etats-Unis. C’est une région qui a bâti sa force sur un enchevêtrement de réseaux locaux, nationaux et internationaux. La Silicon Valley est à la fois un mythe qui propulse ses logiciels, ses entreprises, son modèle et qui attire les hommes et les idées mais aussi un bout de terre confronté à des risques naturels de plus en plus menaçants. C’est cette double image que cette carte se doit de dépeindre.

(1) – Ces différents personnages font l’objet de portraits dans deux ouvrages : Walter Isaacson, 2017. Les innovateurs : comment un groupe de génies, hackers et geeks a fait la révolution numérique ? Paris, Le livre de Poche, Lattès, 861 p. ; Fabien Benoit, 2019. The Valley, une histoire politique de la Silicon Valley, Paris, Les Arènes, 277 p. (2) – Henneton Thibault, Silicon Army, Le Monde diplomatique, avril 2016

Les PDF à télécharger

Bibliographie et Sitographie 

«One thing that makes the Bay Area strangely disconnected is that it is the only US metropolis with three central cities: San Francisco, Oakland, and San Jose 2015, The strange case of the Bay Area, Environment and Planning, vol. 47, pp. 10-29)

https://www.academia.edu/16826858/The_strange_case_of_the_Bay_Area))

Barnard Patrick La modélisation dynamique des inondations est essentielle pour évaluer les impacts du changement climatique sur les côtes , Nature, mars 2019

Benoit Fabien, The valley. Une histoire politique de la Silicon Valley, mai 2019, les Arenes, Mayenne, 274 pages

Carroué Laurent.  La Silicon Valley, un territoire productif au cœur de l’innovation mondiale et un levier de la puissance étatsunienneGéoconfluences, mai 2019. 

Carroué L. 2019, https://geoimage.cnes.fr/fr/californie-la-silicon-valley-un-pole-mondial-et-etasunien-de-linnovation )

Cassely Jean-Laurent , Comment la gauche et la contre-culture sont tombées dans le piège de l’utopie numérique, revue Slate, 18 décembre 2014

Centre de recherche Brooking, L’urgence de parvenir à une économie inclusive dans la région de la baie, 7 juin 2018

Fisher Adam, Google Maps à la conquête du monde, New York Times, janvier 2014 (article diffusé par le courrier international)

Fiorina Jean-François, La trajectoire fulgurante de Facebook, La géopolitique pour les entreprises, n°24, Grenoble, 9 mai 2019

Goodell Jeff Dans la Silicon Valley le soleil ne brille pas pour tous, Rolling Stone, décembre 2004 (courrier international)

Harkinson Josh, Quelle était blanche ma Silicon Valley, Mother Jones, San Francisco, 17 août 2015

Institut d’études régionales de la Silicon Valley, Données et rapports sur la population dans la Silicon Valley : https://siliconvalleyindicators.org/, 2018 et 2019

Isaacson Walter, Les innovateurs. Comment un groupe de génies, hackers et geeks a fait la révolution numérique, 2017, Le livre de Poche, 861 pages.

Isaacson Walter, Steve Jobs, janvier 2019, 13ème édition, Le Livre de Poche, 925 pages

Ktitareff Michel, Stanford, âme scientifique de la Silicon Valley, Les Echos, 2008

Ktitareff Michel, La Californie, le plus grand laboratoire technologique du XXe siècle, Revue Pouvoirs, n°133, 2010

Leriche Frédéric, Du local au global, géopolitique de la Silicon Valley, Diplomatie 85, mars-avril 2017

Leriche Frédéric, Conférence au festival de géopolitique de Grenoble, industrialisation et urbanisation : aux sources de la puissance septembre 2018

Maney Kevin, Pourquoi le monde déteste la Silicon Valley, Newsweek, 16 août 2016 (courrier international)

Packer George, L’Amérique défaite. Portraits intimes d’une nation en crise, 2015, Piranha, Péronnas

Sadin Eric, La silicolonisation du Monde, 2016, L’Echappée, Paris

Saxenian Anna Lee, Silicon Valley : les secrets d’une réussite, Revue Sciences Humaines, Les nouveaux visages du capitalisme, juin 2000

Shirzaei Manoochehr et Bürgmann Roland, Le changement climatique mondial et la subsidence des terres locales exacerbent les risques d’inondation dans la région de la baie de San Francisco, Science Advances, 7 mars 2018

Silicon Valley, le nombril du monde, Le Courrier International, Hors série n°58, septembre 2016

Suich Bass Alexandra, La Silicon Valley ne fait plus rêver, The Economist, 22 janvier 2019

Turner Fred, Aux sources de l’utopie numérique, septembre 2013, Cfe Editions, France

Walker Richard et Schafran Alex, 2015, The strange case of the Bay Area?Environment and Planning, vol. 47, pp. 10-29

Ressources complémentaires

Mon outil de veille sur la Silicon Valley : https://www.scoop.it/topic/univers-geographique/?&tag=Silicon+Valley

Atlas statistique publié par Census US, https://statisticalatlas.com/metro-area/California/Los-Angeles/Overview

Cartes de San Francisco et sa région, Les cartes de San Francisco et de la Baie de San Francisco

Carte interactive de la Silicon Valley : https://www.siliconmaps.com/silicon-valley-map/

Classement de Shanghaï, http://www.shanghairanking.com/fr/

Florida Richard, New York est la ville la plus économique du monde , City Lab, mars 2015

Habitat Agency Geobrowser, SIG de la vallée de Santa Clara

San Francisco Estuary Institute and The aquatic sciences center, Ecologie historique, La vallée de Santa Clara : storymaps

San Francisco, en attendant le Big One, Canopé île-de-France, 11 mars 2011

SIG « Notre côte, notre avenir » http://data.pointblue.org/apps/ocof/cms/index.php?page=flood-map

Trafic passagers des aéroports internationaux https://airportscouncil.org/content/airport-traffic-reports

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Croquis – Les espaces ruraux bretons structurés, dynamisés et fragilisés par des systèmes productifs agricoles productivistes et spécialisés (à copier) https://clio-carto.clionautes.org/croquis-les-espaces-ruraux-bretons-structures-dynamises-et-fragilises-par-des-systemes-productifs-agricoles-productivistes-et-specialises.html https://clio-carto.clionautes.org/croquis-les-espaces-ruraux-bretons-structures-dynamises-et-fragilises-par-des-systemes-productifs-agricoles-productivistes-et-specialises.html#comments Sat, 11 Jan 2020 21:10:58 +0000 https://clio-carto.clionautes.org/?p=1553 Croquis portant sur les espaces ruraux bretons et leurs dynamiques au sein d’un système productif et agroalimentaire régional :

Les médias, les algues vertes et le modèle agricole breton
Alexandre Brun et Jean-Paul Haghe
Dans L’Espace géographique 2016/2 (Tome 45), pages 142 à 156

Les marchés fonciers de l’espace rural breton. Des disparités selon les territoires et le profil de l’acquéreur

http://www.epsilon.insee.fr/jspui/bitstream/1/52433/1/agr_BR_2017_02.pdf

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À la découverte de Stinarto ! https://clio-carto.clionautes.org/a-la-decouverte-de-stinarto.html https://clio-carto.clionautes.org/a-la-decouverte-de-stinarto.html#respond Sun, 08 Dec 2019 15:51:28 +0000 https://clio-carto.clionautes.org/?p=1514 Qu’ont en commun : le chocolat, le Brésil, Vauban, la gastronomie lyonnaise, le volcanisme d’Islande, la bête du Gevaudan, les Pokémons, les ballades littéraires dans Paris et la guerre du Yémen ? Ils sont tous des sujets de cartes postées sur STINARTO, mon site internet sur lequel je partage mes productions cartographiques au quotidien.

Ouvert en juin 2018, il clôture la fin de mes deux années de Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles littéraire (hypokhâgne, khâgne) et le prolongement de mes études dans le domaine de la géographie en troisième année de licence de géographie spécialité Aménagement du Territoire et Environnement tout d’abord, puis à présent en première année de master Géomatique à l’Ecole Nationale des Sciences Géographiques (ENSG).

Initiée à la cartographie par un « Dessine-moi ta plage » à mon premier cours de géographie, je n’ai depuis ce jour -là pas lâché mes crayons de couleurs et ai enchainé l’élaboration des croquis pour agrémenter mes dissertations.

Issu de la combinaison de mon prénom (Justine) et de ma passion (la cartographie), Stinarto est un site sur lequel je publie des cartes aux sujets atypiques et diversifiés. L’intégralité des cartes créées sont manuscrites et sont réalisées par l’usage de différentes méthodes : aquarelle, craie, feutre, crayon et stylo. Par sa création, je souhaitais démontrer qu’une carte ne se limitait pas à une fonction utilitaire, comme par exemple l’affichage d’un itinéraire, et qu’elle pouvait également être appréciée pour ces qualités graphiques.

Le site se décompose en deux volets majeurs. Il y a dans un premier temps la partie illustrations, elle-même subdivisée en deux catégories que sont la « Cartothèque » et l’« Urbanimal ». Vous trouverez dans la Cartothèque l’ensemble des cartes produites. La partie Urbanimal est une collection à part puisqu’elle est composée de mosaïques urbaines en forme d’animaux. La partie Contact vous permet quant à elle de me joindre pour passer une commande, proposer un sujet de carte ou tout simplement échanger autour de cette belle discipline qu’est la géographie.

Tout est géographique, tel est le défi que je me suis lancée lorsque j’ai commencé à réaliser mes cartes. Le but étant de partager ma passion aux membres de ma classe en leur offrant des productions graphiques. Le deal passé était de me proposer deux sujets, afin que je puisse en choisir un à traiter puis dessiner. Comme j’offrais les cartes aux personnes, je ne disposais plus des originaux de mes cartes. Aussi, afin de conserver une trace de mes travaux et de les partager à une plus grande échelle, j’ai créé mon site sur lequel j’ai commencé à publier mes œuvres. A ce jour une soixantaine de cartes sont affichées.

En résumé, Stinarto c’est un mélangé : de Spontanéité, de sujets diversifiés qui permettent de mettre en couleurs et lumières notre planète Terre, d’Imagination, de cartes pour initier les Néophytes à la géographie, des sujets Atypiques, de Rigueur dans l’élaboration des légendes et la confection des cartes pour respecter les règles sémiologiques et rendre intelligible une production, de Temps dans la réalisation des cartes, et des boussoles Originales conçues spécialement par rapport au thème de la carte.

Je partage également des esquisses de croquis sur Twitter (junevgt) sous le hastag #lagéoçasedessine et des tutos vidéos sur instagram story (stinarto).

Je vous souhaite une bonne visite sur Stinarto.

Justine Vignat

 

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VIVRE SON TERRITOIRE, C’EST BÂTIR LA PAIX https://clio-carto.clionautes.org/vivre-son-territoire-cest-batir-la-paix.html https://clio-carto.clionautes.org/vivre-son-territoire-cest-batir-la-paix.html#respond Sun, 08 Dec 2019 15:35:03 +0000 https://clio-carto.clionautes.org/?p=1504 « VIVRE SON TERRITOIRE »
Entre Géodésie et Art, Bâtir la Paix.

Battir, village de Cisjordanie situé au sud-ouest de Jérusalem, dispose de l’unique modèle cartographique institutionnel permettant d’expliquer à tous les processus d’ordinaire confidentiels de la création d’une carte topographique. Sur une initiative locale citoyenne inédite, les travaux de relevés de terrain y ont été réalisés entre 2007 et 2011 depuis l’Écomusée créé dans ce village pour garantir leur expansion et leur archivage. Ces travaux topographiques offrent les clefs de la cartographie civile que nous restituons depuis que leurs données nous ont été confiées (fin avril 2012) pour en assurer la géolocalisation depuis Paris, opérations techniques exigeant des outils alors inaccessibles au village. De la donnée à l’image, ici, la mesure du réel rend visible ce qui, partout ailleurs, demeure invisible.

 

 

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https://clio-carto.clionautes.org/vivre-son-territoire-cest-batir-la-paix.html/feed 0 post_thumbnail https://clio-carto.clionautes.org/wp-content/uploads/carto/2019/11/vivre-affiche-final-ok.jpg 400 284
La Chine sous Mao Zedong  : une Chine repliée sur elle-même (1949 – 1976) https://clio-carto.clionautes.org/la-chine-sous-mao-zedong-une-chine-repliee-sur-elle-meme-1949-1976.html https://clio-carto.clionautes.org/la-chine-sous-mao-zedong-une-chine-repliee-sur-elle-meme-1949-1976.html#respond Thu, 22 Aug 2019 17:11:50 +0000 https://clio-carto.clionautes.org/?p=1439     Pour réaliser la carte « La Chine sous Mao Zedong « , nous avons essayé de nous détacher d’une vision occidentale pour adopter autant que possible un point de vue chinois et notamment maoiste. Pour cela, nous nous sommes appuyés sur des travaux, certes occidentaux, mais réalisés déjà dans cette optique.

La question des sources

    Les sources sont parcellaires (sources officielles cloisonnées et souvent teintées de propagande) même si depuis les années 1980, « les sources (…) procèdent des grands changements engendrés par la politique officielle dite des 4 modernisations (…). La clef en a été l’adoption par le Comité central du PCC, en juin 1981, d’une interprétation de l’histoire de la Chine populaire qui, sous le préalable d’une approbation générale de Mao et du Parti, distinguait les bonnes et les mauvaises périodes ainsi que les succès et les erreurs (secondaires et tardives) (…). Par la suite, deux mutations de nature économique et sociale ont affecté la production historique. D’une part, le développement économique du pays et le relatif desserrement des contrôles sociaux ont permis l’apparition d’un lectorat plus diversifié et plus avide de distractions, dont une partie se montrait intéressée à l’évocation des souffrances du passé et à la redécouverte du vécu familial. D’autre part, l’ouverture progressive sur le monde a permis à un nombre croissant d’intellectuels et de responsables de prendre conscience du retard extraordinaire des sciences humaines et sociales chinoises sur celles des grands pays développés.« (1)

    D’autre part les données officielles chinoises portant notamment sur les dynamiques de croissance démographique nécessitent une certaine prudence d’analyse : « Il convient donc d’interpréter et d’utiliser les données statistiques sur la Chine avec une certaine circonspection. D’un point de vue qualitatif, il subsiste la question cruciale de la qualité des enquêtes, des méthodes et des formes de dépouillement des bureaux locaux de statistiques. Sans une connaissance approfondie de la société chinoise, il est parfois difficile, voire impossible, de s’y retrouver dans certaines statistiques officielles. Certains économistes chinois se livrent à des exercices de décryptage, en recoupant les données officielles avec les informations qu’ils ont eux-mêmes recueillies sur le terrain. Par ailleurs, le rythme de la croissance chinoise, l’évolution des institutions du pays, nécessite un appareil statistique réactif qui conduit à l’adoption fréquente de nouvelles définitions et de nouvelles règles et législations. L’analyse diachronique des données est donc à prendre avec certaines précautions. » (2)

   Une Chine repliée sur elle-même  (1949-1976)

    En gardant ces éléments à l’esprit, la recherche documentaire amène au constat que la Chine des années Mao peut être partagée en trois parties :

  • Une Chine littorale qu’il faut protéger des menaces extérieures notamment japonaises et occidentales, puis soviétiques à partir du début des années 1960 (3). Les autorités chinoises souhaitent ainsi limiter les échanges commerciaux. Seules quelques ports sont ouverts sur l’extérieur : Canton (et sa foire commerciale), Shanghaï dont les autorités politiques pékinoises se méfient (sans oublier la rivalité entre les deux métropoles) et Tianjin (que l’on peut considérer malgré la distance comme le port de Beijing) ; Quant aux autres ports, ils sont commercialement inexistants. A cette logique de fermeture, il faut se rappeler non seulement que la facade maritime a rarement eu la primauté dans les relations de la Chine avec l’étranger mais aussi que la menace étrangère est venue de la mer au XIXème siècle (les Guerres de l’opium notamment).
  • Une Chine des revanches ou Chine intérieure qui répond à la Chine littorale dans un vaste mouvement de rééquilibrage territorial : le développement industriel et urbain des villes de l’intérieur pour la plupart situées le long des grands fleuves (ou à proximité) et en Mandchourie, les symboles du maoisme (la longue marche et le village modèle de Dazhai).
  • Une Chine des minorités qu’il faut contrôler et intégrer : c’est un processus de colonisation qui avait débuté au XIXème siècle (sinisation des marges) et que Mao souhaite poursuivre en envoyant l’Armée populaire de libération sur le plateau tibétain et vers le Xinjiang et la Mongolie ; de plus Mao Zedong se méfie du voisin soviétique surtout à partir du début des années 1960, moment où l’URSS et la Chine entrent en conflit idéologique et politique.

La Chine sous Mao se sent menacée par les étrangers ; « Empire du milieu » par tradition et par idéologie, elle se referme sur ses frontières, les protège en revendiquant quelques territoires intérieurs. Ouverture, fermeture, deux notions clés. « L’ouverture est (…) un moyen d’attribuer une place à l’étranger, de le situer en dehors de soi, tout en le contrôlant. L’idée de telles enclaves se décline en outre à de multiples échelles : la concession (4) ou la zone économique (5), le quartier pour étrangers (4), le grand hôtel (6) ou l’immeuble moderne dont les accès sont filtrés par les autorités locales. (…) Une recherche sur les territoires ne peut se contenter d’un schéma spatial fondé sur les règles de centralité, distance et accessibilité, ni non plus d’une analyse des rugosités opposées – ou des facilités accordées – par l’espace aux hommes, à leurs genres de vie et à leur circulation (obstacles topographiques, contraintes des sols et des climats, axes fluviaux). Il lui faut aussi identifier le staut des territoires chinois et reconnaître leur fondamentale diversité. » (7). C’est ce que nous avons modestement entrepris en réalisant cette carte.

 

(1) – Jean-Luc Domenach, Xiaohong Xiao-Planes, Les nouvelles sources chinoises sur l’histoire politique de la « première Chine populaire » (1949-1976) : bilan provisoire ; Questions de recherche n°37, septembre 2011

(2) – Hervé Parmentier etSylviane Tabarly, La Chine entre espaces domestiques et espace mondial , Géoconfluences, 2010; http://La Chine entre espaces domestiques et espace mondial La Chine, des statistiques à la carte (aspects démographiques et socio-économiques). Application : le déséquilibre hommes / femmes

(3) – Après avoir fait appel aux capitaux et aux ingénieurs soviétiques et s’être inspiré de son modèle pendant les années 1950, une suite de désaccords entre communistes chinois et soviétiques aboutit à une rupture en juillet 1960. A partir de là, les autorités chinoises se sentent encerclées et referment leur territoire.
(4) – La Chine à la suite des guerres de l’opium.
(5) – Cette politique d’ouverture a été lancée par Deng Xiaoping à partir des années 1980
(6) – « Le grand hôtel, le temps des ouvertures chinoises de Thierry Sanjuan  ( Georges Cazes, Les grands hôtels en Asie : modernité, dynamiques urbaines et sociabilité, publication de la Sorbonne, 2016)
(7) – Sanjuan Thierry et Trolliet Pierre, La Chine et le monde chinois. Une géopolitique des territoires, Armand Collin, 2010

Quelques sources

Balme Stéphanie, La tentation de la Chine, Le Cavalier bleu, 2013, La tentation de la Chine, Le Cavalier bleu, 2013

Cabestan Jean-Pierre, Demain la Chine, démocratie ou dictature, Débat, Gallimard, 2018

Chancel Claude et Pielberg Eric-Charles, Atlas de la renaissance chinoise, Revue Conflits, hors-série n°8, automne 2018

Duchâtel Mathieu, Géopolitique de la Chine, Que sais-je ?, n° 4072, 2018

Fairbank John King, La grande révolution chinoise 1800-1989, Champs Histoire, 1997

Guiheux Gilles, La République populaire de Chine, Les Belles Lettres, 2018

Idier Nicolas, Shanghai, Histoire, promenades, anthologie et dictionnaire, Bouquins, Robert Laffont, 2010

Larivière Jean-Pierre, Géographie de la Chine, Armand Collin, 1999

Nazet Michel, La Chine et le monde au XXème siècle, Ellipses, Paris, 2012

Puel Catherine, Les 30 ans qui ont changé la Chine, 1980-2010, Buchet-Chastel, 2011

Revue l’Histoire, La Chine 1912-2012, d’un empire à l’autre, Les collections, octobre-décembre 2012

Revue Sciences Humaines, La grande histoire de la Chine, Les grands dossiers des Sciences Humaines, hors_série n°7, décembre 2018 – janvier 2019

Sanjuan Thierry et Trolliet Pierre, La Chine et le monde chinois. Une géopolitique des territoires, Armand Collin, 2010

Wang Alain, Les Chinois, Texto, Tallandier, Paris, 2018

 

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La carte

et sa légende

Les PDF téléchargeables

 

 

 

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