De nouvelles conflictualités depuis la fin de la guerre froide : la guerre du Golfe, le siège de Sarajevo, les attentats du 11 septembre 2001
Vous êtes ici : Cartes, croquis et représentations pour l’Histoire Histoire contemporaine

De nouvelles conflictualités depuis la fin de la guerre froide : la guerre du Golfe, le siège de Sarajevo, les attentats du 11 septembre 2001

Jean-Christophe Fichet
dimanche 21 février 2016

« Le programme invite à s’intéresser à un conflit armé, un lieu et un acte terroriste pour marquer la spécificité de la dernière décennie du XXe siècle. » (Tous les passages entre guillemets renvoient aux Ressources pour le lycée général et technologique)

Le monde bipolaire a désormais disparu. L’espoir d’un nouvel ordre mondial voit le jour. Il s’illustre à l’occasion de la guerre du Golfe. « La réaction de la communauté internationale sous l’impulsion des États-Unis (…) marque bien la volonté de faire prévaloir le droit ».
La cartographie ci-dessous tente de faire visualiser quelques caractères essentiels du conflit. Elle rappelle, à travers une citation extraite du discours de G.W Bush au Congrès, cette volonté d’une nouvelle gouvernance mondiale. Elle identifie les pays qui participent à la coalition internationale et qui, à différents degrés, interviennent au nom des Nations Unies contre l’Irak. L’identification de ces pays peut prêter à discussion, les sources divergent sur les modes de participation : ainsi l’URSS ne participe pas officiellement de la coalition cependant le soutien diplomatique est réel. De même, la Turquie peut être figurée sur certaines cartes comme pays militairement actif. Le choix a été fait de mentionner ce pays en soutien logistique car si les troupes sont effectivement importantes (95.000 soldats mobilisés), leur mission reste de défendre la frontière du pays.

Quelques éléments de contextualisation :
En 1988 l’Irak sort affaibli d’une longue guerre contre l’Iran. La décision, par le Koweït, d’augmenter sa production de pétrole de 20% sans concertation avec les pays producteurs entraine une chute des cours et pour l’Irak une disparition des 2/3 de ses recettes. En parallèle, le Koweït lui refuse l’annulation d’une dette de 15 milliards de dollars contractée durant le conflit avec l’Iran. L’hostilité grandit à l’encontre de ce nouvel état, indépendant depuis juin 1961, mais dont le territoire est depuis toujours revendiqué par l’Irak. Par ailleurs, l’enjeu de l’ouverture maritime sur le golfe persique offre un argument supplémentaire pour attaquer l’émirat.
En juillet 1990, Saddam Hussein rencontre l’ambassadrice américaine April Glaspie. Il fait part de son intention d’intervenir militairement contre le Koweït. La réponse de l’ambassadrice, assurant que « les États-Unis n’ont pas d’opinion sur les conflits opposant deux pays arabes », tout comme celle du Département d’État américain à la défense qui signale qu’aucun accord de défense ne lient les États-Unis au Koweït, laissent croire à une intervention sans opposition de la part de la communauté internationale. Le discours rassembleur des Etats-Unis ne doit pas occulter les intérêts spécifiques du pays à préparer une future intervention contre l’Irak.
Le 2 août 1990, l’invasion du Koweït débute. Elle entraîne sa condamnation par l’ONU et la constitution d’une vaste coalition internationale : plus d’une trentaine d’états y participent, à différents degrés.


La guerre du Golfe

PDF - 779.7 ko
La guerre du Golfe

Le siège de Sarajevo, épisode dramatique des guerres de Yougoslavie, illustre l’incapacité de la communauté européenne et des Nations Unies à s’imposer dans le règlement d’un conflit qui débute en avril 1992. Malgré le déploiement de 45.000 hommes et l’engagement de 37 nations (chiffres pour septembre 1995), l’échec est manifeste. Les Etats-Unis, par l’intervention de l’OTAN et par les accords de Dayton signés en décembre 1995, réaffirment leur suprématie.

Quelques chiffres pour compléter la cartographie :
10.000 à 12.000 morts selon les sources, dont environ 1.600 enfants.
1.425 jours de siège.

Une source à consulter : Sarajevo : de la ville multiculturelle à la ville divisée par Bénédicte Tratnjek.

Même si le temps est compté pour cette étude, il peut être utile de rappeler le massacre de Srebrenica. En juillet 1995, plus de 8.000 bosniaques sont assassinés par l’armée serbe de Bosnie commandée par R. Mladic alors que la ville est déclarée zone de sécurité par les Nations Unies et qu’elle est protégée par près de 600 casques bleus.

Merci à Hermann et aux éditions Dupuis pour l’autorisation donnée à l’utilisation des extraits tirés de « Sarajevo-Tango ».


Le siège de Sarajevo

Flash - 793.5 ko
Le siège de Sarajevo

Le fichier en pdf est également disponible ici

« Le choix des attentats du 11 septembre 2001 dans la liste des crises étudiées permet de clore l’étude de la guerre au vingtième siècle par un acte terroriste qui inaugure une nouvelle ère dans les relations internationales, marquée par l’abandon définitif de la croyance dans la capacité d’un seul état (…) à assurer la stabilité de l’ordre mondial ».
La cartographie proposée ici fait le choix d’une légende construite autour d’un déroulé chronologique. Elle fixe, avec la citation textuelle et la référence à des attentats qui précèdent ceux de 2001, des éléments qui montrent que ces attaques du 11 septembre s’inscrivent dans un processus plus ancien et qui se poursuit avec les conflits actuels au Moyen-Orient et sur le continent africain.


Les attentats du 11 septembre 2001

PDF - 1.9 Mo
Les attentats du 11 septembre 2001

Jean-Christophe Fichet - Clio-Carto

Par Jean-Christophe Fichet

Enregistrer l'article au format PDF

Clio-Carto 2017

Licence Creative Commons
Les Clionautes sous licence Creative Commons Attribution
Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International

Site développé avec SPIP, un programme sous licence GNU/GPL.

Design et Squelettes : B. Modica & X. Birnie-Scott pour Clio-Carto.

Hébergement Clio-Carto par